Je suis historien et géographe de formation. J'ai été enseignant-formateur à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Dakar, puis en charge de différentes structures et directions administratives. A la retraite depuis plusieurs années, je profite de ma liberté recouvrée pour assouvir une vieille passion : écrire. Ces dernières années, j’ai publié deux romans («Mon villages au temps des blancs » en 2000 et «La Raparille» en 2010) ainsi que trois essais (« A mes chers parents gaulois » en 2007 ; "Wade Mecum ou le wadisme en 15 mots" en 2010; "Le temps des choses jamais vues : chronique des années Wade-Sarkozy", 2013). Je publie régulièrement des chroniques dans divers journaux sénégalais (en particulier « Nouvel Horizon » et "Sud Quotidien").

vendredi 10 août 2007

SEPT BOULETS DE L'ALTERNANCE

« En termes d'art dramatique, la présidence (de la République) est, avant tout, un rôle héroïque. S'il veut être crédible, l'homme qui joue le Président doit comporter en lui-même une suggestion de danger potentiel ».

Cette observation d'un politologue étranger s'applique parfaitement au Sénégal et à son si « spécial » Président. En sept (7) ans d'Alternance notre pays a vécu sur le fil du rasoir. Dans la crainte qu'un mot, un geste du Chef de l'Etat ne mettent le feu aux poudres et ne brisent le fragile équilibre sur lequel reposent de jeunes nations comme la nôtre. Ne nous brouillent avec nos voisins et nos partenaires. Ne mettent en péril notre survie économique même, à la merci de promesses hasardeuses, de libéralités excessives, de dépenses inconsidérées, de projets faramineux... Ne provoquent des fêlures irréparables consécutives à des actions marquées par l'amateurisme ou l'improvisation. Dans la crainte, enfin, que les compromissions ou les reniements de la classe politique, déboussolée par ces menaces, n'accréditent davantage l'idée, solidement ancrée à l'extérieur, que le Sénégalais est le symbole de l'opportunisme, de l'esbroufe et de la flagornerie. Après sept ans de pouvoir « impérial » (selon le mot d'Amadou Toumani Touré), malgré sa victoire flagrante, même si elle reste incompréhensible, Me Wade n'a pas éloigné, bien au contraire, ces orages qui brouillent notre horizon, ni guéri les maux qu'il s'était promis de cicatriser. En réalité, si l'on soumet l'Alternance au sérum de vérité, ce que l'on observe d'abord, c'est qu'elle traîne des boulets aussi lourds qu'encombrants, et qu'en toute logique, la priorité du Président réélu devrait être, non de tirer de nouveaux plans sur la comète, mais de fermer ces plaies béantes qui entachent son premier mandat. Nous avons recensé 7 boulets plus ou moins visibles et la liste n'est pas exhaustive.
1- LE BOULET LE PLUS ATTENDU : INCOMPETENCES ET INSTABILITE OU LA VALSE DES PROMUS

On le savait depuis bien longtemps : Me Wade est le roi de la chalandise, il sait comme personne, remplir la rue et exalter les foules, mais jusqu'en 2000, son armée était surtout faite de fantassins et il était le seul propriétaire des biens matériels et immatériels de son parti. Bref s'il pouvait faire un opposant teigneux, on savait que pour gouverner, il lui faudrait nécessairement sortir de sa basse-cour, apparier les apparatchiks du PDS avec des compétences et des talents extérieurs. Encore fallait-il avoir la main heureuse !
Hélas ! Me Wade s'est arrêté au rayon des fans et des ralliés, tous subjugués par son charisme et sa prodigalité, il a souvent ignoré le stand des grands commis de l'Etat et des hommes libres. Pas étonnant donc qu'il ait changé très souvent, trop souvent, de collaborateurs, au point de nous donner le tournis.
Il n'a pas créé le changement : il a installé l'instabilité.
Plus de 100 nominations de ministres en 7 ans, quand Senghor n'en a installé que 78 en vingt ans ! Plus de 50 renvois de ministres, dont une dizaine en moins de cent jours d'exercice et une dizaine d'autres nommés, renvoyés, rétablis avec la même désinvolture. C'est vrai que la durée n'est pas nécessairement signe d'efficacité, mais un département ministériel qui, comme celui de la Culture, a changé de titulaire tous les dix mois, en moyenne, ne peut prétendre mener une politique cohérente et harmonieuse.
Instabilité aussi à la tête des services de l'Etat comme le montre cette illustration franchement rocambolesque. L'homme qui dirigeait la RTS en 2000, celui-là même qui avait banni de ses antennes le retour triomphal du Chef du PDS, en 1999, et qui passait alors pour un groupie de la famille Diouf, est sept ans et trois directeurs plus tard, après avoir été sabré puis réhabilité, l'artisan de la promotion électorale du candidat Wade en 2007.
Avec l'Alternance changer c'est tourner en rond.

2- LE BOULET LE PLUS IMPREVISIBLE : SCANDALES FINANCIERS ET PREVARICATION OU L'ARGENT NEBULEUX DES CHANTIERS ET DES COMBINES

Qui eût cru que Me Wade, le seul président sénégalais à avoir publié sa déclaration de patrimoine, serait aussi celui dont le gouvernement serait entaché des bruits de corruption les plus retentissants et qui n'épargnent ni les plus hauts dirigeants de l'Etat, ni même les membres de son entourage, voire de sa famille.
De l'avion présidentiel aux chantiers de Thiès et de la Corniche, des fonds secrets de la présidence aux nébuleux fonds de la Chine-Taïwan, ils sont nombreux les scandales financiers qui ont émaillé les sept ans de l'Alternance, avec cette particularité que désormais au Sénégal les prévarications supposées se calculent en milliards de francs et que les comptes se règlent, non devant le prétoire, mais par cassettes ou conférences de presse interposées. Avec des mots, des aveux, des incongruités jamais entendues !
Un ancien Premier Ministre qui affirme, droit sur ses bottes, avoir soutiré des fonds publics pour servir ses intérêts et sa gloire ...
Un Premier Ministre, en exercice celui-là, qui avoue avoir redistribué des fonds dont il ne connaît pas l'origine et dont il n'est pas sûr de la légalité et qui dit que cela ne l'intéresse pas...
Un Président de la République qui exhibe devant l'opinion nationale et étrangère, un contrat par lequel un homme qu'il accuse de vol, s'engage à lui restituer, à lui personnellement et non à l'Etat, contre une promesse de blanchiment politique, des fonds illégalement puisés dans les ressources publiques...
« Les scandales financiers ne sont pas une "spécificité sénégalaise" » nous assure Me Wade. Certes, mais quand on a accédé au pouvoir avec la promesse de nettoyer les écuries d'Augias, l'explication est un peu courte que de répéter toujours « je n'étais pas aux marchés ! ».

3- LE BOULET LE PLUS SURREALISTE : EMPHASE ET GASPILLAGE OU LES FASTES DE L'EMPIRE

Ce n'est pas dénigrer notre pays que de rappeler qu'il est l'un des plus petits Etats d'Afrique (33e sur 53), l'un des moins peuplés (30e rang), l'un des plus pauvres en ressources naturelles et même l'un des moins scolarisés, que son Revenu National Brut( RNB) n'est que la moitié de celui de la Côte d'ivoire, le vingtième de celui du micro-Etat de Singapour (620 km2) ou le soixantième de celui de la Suisse qui compte 7 millions d'habitants... et, qu'enfin, en qualité de vie, le Sénégal se classe au 154eme rang mondial pour l'Indice de Développement Humain (IDH).
La logique, le bons sens, la morale même voudraient donc que nos gouvernants tiennent compte de cette réalité têtue, qu'ils adaptent leurs ambitions à nos moyens et consacrent l'essentiel de nos ressources au développement harmonieux et durable des populations sénégalaises. Au lieu de cela, le Président Wade – Buur Saalum – mène un train de vie de chef de pétromonarchie et affiche des ambitions de super puissance. Un cabinet obèse qui, à la veille des élections comptait près de 50 ministres (dont plus de 10 ministres d'Etat !) ; des dizaines (?) de ministres-conseillers, oisifs et repus ; des ambassades et des consulats à faire pâlir la France ; des chambres qui compteront bientôt près de 400 parlementaires et assimilés, contre tous les engagements précédents. Ajouter à cela les fastueux voyages tous azimuts du Chef de l'Etat (absent du Sénégal pratiquement 120 jours par an), les « enveloppes » distribuées à la pelle, les hausses de salaires sauvages et clientélistes, le bradage du patrimoine immobilier de l'Etat, la cession de véhicules de fonction à des dignitaires en fin de mandat. Rien d'étonnant donc si les budgets de la Présidence et de la Primature (plus de 70 milliards) dépassent, en chiffres absolus celui de la Présidence de la République de l'opulente France (60 milliards, fonds secrets inclus).
A côté de cette mégalomanie, ruineuse pour le budget de l'Etat, il y a celle, tout aussi ruineuse pour notre crédibilité et notre réputation. Telle cette prétention de penser que l'entregent sénégalais peut venir à bout de la plus longue crise politique de notre temps en voulant convoquer à Dakar un sommet israélo-palestinien, ou qu'il peut être un entremetteur convaincant dans la querelle irano-américaine. Pendant ce temps des conflits à notre portée, à nos frontières, comme la question ivoirienne, échappent à notre diplomatie.
Et nous observons, tout marris, qu'il a suffi d'un froncement de sourcils - peut-être un peu bitumeux - de Khadafi pour déprogrammer un sommet Tchad-Soudan que le Président Wade croyait avoir conquis de haute lutte.

4- LE BOULET LE PLUS SOURNOIS : IMPROVISATION ET AMATEURISME OU L'INQUIETANTE EPEE DE DAMOCLES QUI PESE SUR SAINT-LOUIS

Ce boulet, dont on parle si peu, est peut-être celui devant lequel nous sommes le plus impuissants car il met en jeu des forces qui nous dépassent : c'est le canal de délestage de la Langue de Barbarie.
Il a une histoire et elle est révélatrice des méthodes de l'Alternance. En Octobre 2003, la ville de Saint-Louis est partiellement inondée, menacée par les lâchers d'eau en provenance du barrage de Manantali. C'est un phénomène récurrent mais ce qui est nouveau c'est la solution imaginée et promptement exécutée par le Gouvernement de Wade. A partir d'une étude bâclée et avec le concours d'une expertise étrangère, il décide tout bonnement d'ouvrir une brèche, un canal de délestage, une nouvelle embouchure en fait, à 7 km au Sud de Saint-Louis, comme s'il ne s'agissait que d'un boulot de terrassier.
Le résultat est effrayant : la largeur du canal passe de 4 m à sa création à 200 m vingt quatre heures plus tard, elle dépasse désormais le kilomètre, et ce n'est pas fini. Sans compter les dégâts collatéraux : le barrage de Diama, en amont, perturbé, les îles situées en aval, menacées de disparition, leurs champs inondés, les Niayes du Gandiolais rendues stériles par l'eau salée, l'ancienne embouchure qui risque de se colmater ... plus encore la Langue de Barbarie elle-même, la ville de Saint-louis peut-être, menacées de disparition, tout cela parce que l'on a voulu forcer la main à la nature. A cause de l'improvisation et de l'amateurisme.

5- LE BOULET LE PLUS DEPRIMANT : LES ERREURS DE GESTION OU LA DECONFITURE DU TISSU INDUSTRIEL

Quelques années d'Alternance ont suffi pour accélérer la décrépitude ou mettre à genoux les deux fleurons de l'industrie sénégalaise : la SAR et les ICS. Le Gouvernement accuse le régime précédent et pointe du doigt le dérèglement des termes de l'échange. Parade classique mais facile : la hausse du prix du pétrole ne frappe pas que le Sénégal et la récente chute du cours de l'or noir n'a pas rétabli la santé de nos entreprises.
Selon les observateurs les plus qualifiés (la BCEAO entre autres) l'industrie sénégalaise a dégringolé de 19% en 2006, du fait, principalement, de l'effondrement des ICS, dont dépendaient de multiples PME, et du fait de la baisse de la production agricole. Idrissa SECK, acteur bien averti de l'Alternance, affirme quant à lui que la SENELEC et la SAR traînent des ardoises de plus de 250 milliards de F CFA. En tout cas, de mémoire de sénégalais indépendants, on n'avait encore jamais vécu, comme ce fut le cas à la fin de 2006, de pénurie générale de gasoil et d'essence, ou un mois de rupture totale de distribution de gaz domestique. Le Gouvernement qui avait promis de ramener le prix du riz à 100 F le kg a laissé tripler celui du gaz en moins de deux ans et fait grimper ceux de l'huile, de l'eau ou de l'électricité à des niveaux jamais atteints.
Instabilité des directoires, incompétence des responsables, choisis souvent sur la base de leur appartenance au parti dominant, politisation à outrance des promotions, incohérence des politiques et des choix stratégiques : la gestion des entreprises publiques n'est que le reflet de celle de l'Etat.

6- LE BOULET LE PLUS DOULOUREUX : L'IMPUNITE OU LE DRAME DU JOOLA

Le Sénégal détient un seul record du monde, et il s'en passerait volontiers, c'est celui de la catastrophe maritime la plus meurtrière de l'histoire.
Mais le drame du Joola reste un crime impuni. Les acteurs, les complices, continuent à vaquer à leurs affaires, quand ils n'ont pas été promus à de nouvelles et hautes responsabilités. Pourtant des gens savaient que le bateau n'était pas apte à la navigation, qui auraient dû s'abstenir de le mettre en circulation, ou pour le moins, avertir l'opinion.
D'autres ont vendu des billets au-delà de la capacité du navire, ou imposé à l'équipage des passagers sans titre de voyage. D'autres encore qui étaient commis à la surveillance du Joola n'ont pas sonné l'alarme quand il était en perdition, ou ont pris des vacances au lieu de mettre en branle le dispositif de secours prévu. D'autres, enfin, ont nié l'évidence, ou fourni des informations inexactes, ou tenté de manipuler l'opinion... Aucun d'entre eux n'a été inquiété réellement par la Justice, pourtant si prompte à ouvrir les portes de Reubeuss, et le dossier du Joola a été clos sans avoir été ouvert. Il a fallu une semonce de la justice française, alertée par la colère de parents de victimes étrangères, pour rappeler notre pays à l'ordre et lui signifier qu'il n'y a pas de prescription pour ce crime. Il est vrai que depuis deux ans d'autres Joola occupent les médias et dont la responsabilité est plus diffuse : ces dizaines de naufrages éparpillés entre les côtes mauritaniennes ou marocaines et les Iles Canaries et dont le nombre de victimes se sera peut-être jamais connu.

7- LE BOULET LE PLUS DESTRUCTEUR : CONFRERISATION ET RETOURNEMENT OU LE TEMPS DE LA DIVISION ET DE LA TORTUOSITE

Si le Sénégal indépendant a échappé aux vicissitudes qui ont secoué la plupart des nations africaines c'est qu'il avait choisi, dès le départ, de se doter d'institutions et de gouvernements indépendants des ethnies, des cultes et des régions. Cette laïcité, cette équidistance qui font les nations modernes fondent comme beurre au soleil. Elles sont mises en péril par l'outrance de la médiatisation des accointances et des choix religieux du Chef de l'Etat et de ses ministres. Elles sont niées par cette affirmation d'un « guide » religieux, réputé proche de Me Wade, qui affirme publiquement que le Sénégal ne sera plus gouverné que par un membre de sa confrérie. Sans compter ces manifestations de villes, de régions, de collectivités ethniques ou religieuses qui revendiquent des quotas, des parts de gâteau qui ne sont ni équitables ni justifiées et dont les meilleures vont aux plus bruyants et aux plus opportunistes.
Au démon de la division et de la parcellisation s'ajoute le mal insidieux des volte-face arrachées à coups de promesses.
Jamais le retournement n'a été mieux porté, la tortuosité est devenue le symbole même de notre classe politique qui ne peut plus revendiquer l'héritage des femmes de Nder, d'Aline Sitoe ou de Souleymane Bal, de tous ceux qui avaient préféré la mort ou l'exil à l'asservissement et à la honte. Aujourd'hui, près de la moitié des ministres de Wade est composée d'hommes et de femmes qui avaient voté contre l'Alternance, comme si celle-ci n'avait fait que des enfants illégitimes.
Après les élections présidentielles de Février 2007 c'est un nouveau « mercato » qui s'ouvre puisque, désormais, la tendance est d'exploiter ce qui est de plus bas dans l'homme sénégalais, et nul ne saurait dire ce qu'il restera de l'opposition dans un mois, dans un an...

CONCLUSION

Pourquoi un gouvernement qui traîne autant de boulets est-il sorti vainqueur des consultations électorales et pourquoi le vote des sénégalais est-il allé aussi massivement à Me Wade malgré tous ces griefs ? Ces boulets ne seraient-ils que fétus de paille, infiniment dérisoires au regard des réalisations de l'Alternance : les chantiers « pharaoniques » de la Corniche et de l'Autoroute, le plan Jaxaay, les bassins de rétention, etc. ? L'adhésion populaire ne met-elle pas en évidence l'aveuglement et la mauvaise foi de l'opposition, le parti pris de la presse et de la Société Civile ?
En réalité les succès de Wade découlent d'abord de la mauvaise stratégie de ses contempteurs. On remarquera qu'au cours de la campagne électorale aucun des boulets que nous avons énumérés n'a été exploité pour combattre la gestion de l'Alternance, à une ou deux exceptions près (dont le Joola qui était un thème difficile à manier). Les plus productifs ont été carrément ignorés. Me Wade exhibait les pans les plus réussis et les plus concrets de son bilan, quand d'autres, qui avaient partagé avec lui le pouvoir pendant un, cinq ou sept ans, sans jamais émettre des réserves, tentaient de nous faire croire qu'on pouvait fréquenter assidûment les voleurs et rester pur. Wade invitait ceux qui n'étaient pas rassasiés, et ceux qui n'avaient pas encore participé au festin, à persévérer avec lui, car « le meilleur est à venir », quand d'autres fondaient leur campagne sur cette incroyable assertion : « Cet homme est sûr », alors que la réalité quotidienne nous révèle qu'un homme politique n'est jamais sûr ! La grande erreur de Niasse, Bathily, Tanor et autres candidats au changement, c'et d'avoir ignoré ce précepte : « la gloire ne dépend pas de l'effort, lequel est généralement invisible, elle ne dépend que de la mise en scène » (P. Valéry).
Et en matière de mise en scène, Abdoulaye Wade reste inégalable.

1 commentaire:

Diallo a dit…

Votre article nous améne tous à jetter un regard critique sur notre opposition. Ce qui d'ailleurs m'améne à régurgiter cette question qui m'a toujours taraudé l'esprit :avec tant de matiére à débat pour activer le compte à rebours de l'ére Wade, recevoir plus d'audience et de crédibilité de la population et foncer vers le palais de Roume,comment se fait-il que notre "opposition significative" ne parvient-elle pas à sortir de sa moribonde léthargie? N'est-elle pas consciente que même en cas de résultats non-escomptés qu'elle participe par ses initiatives républicaines à l'éveil de la conscience nationale? Ou bien est-elle de connivence avec le parti au pouvoir où elle jouerait le rôle de figurant dans le scénario de notre dramaturge national(Wade)?
Vivement que votre blog persiste!